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Steven Callahan, une incroyable histoire de survie en pleine mer

Les récits de naufragés et de survivants en pleine mer ont toujours fascinés. Et pour cause on y retrouve tous les ingrédients qui font des histoires passionnantes, du suspens, de l’action et beaucoup d’émotions fortes. a tel point que Hollywood, flairant la manne, s’en est emparé et nous a pondu plusieurs films sur le sujet. All is lost ou Seul en mer, sorti en 2013 est un de ceux la. Durant les 106 minutes que dure le film, on peut suivre le combat pour la survie d’un vieux marin aguerri, admirablement joué par Robert Redford, sur un canot de sauvetage à la dérive.

 

Et si vous avez déjà vu ce film, il est probable que vous soyez resté scotché jusqu'à la fin pour connaitre le dénouement. Rassurez vous on ne va pas vous spolier d’avantage mais l’histoire que vous allez suivre dans cette vidéo est étrangement semblable au film. La seule différence c’est que c’est une histoire réelle, avec un vrai naufragé et qui a dérivé pendant 76 jours sur un pneumatique, en plein océan atlantique. C’est l’histoire vraie de Steven Callahan, ce naufragé des temps modernes qui a du lutter contre les éléments déchainés de la nature et parfois aussi avec lui-même.

 

Un passionné par la mer


Source : Wikipedia

L’histoire de Steven Callahan est intimement lié à la mer et ce depuis son plus jeune âge. Sa passion pour la voile en particulier l’a poussé à opter pour des études en architecture navale, diplôme qu’il décroche haut la main. Il commence alors à vivre de sa passion et entreprend le dessin et la conception de bateaux très ingénieux et très ergonomiques comme on va le constater plus tard. Callahan est devenu à moins de trente ans, un véritable loup de mer qui a déjà parcouru la moitié des mers du globe sur a peu prés pratiquement toutes les embarcations possibles et imaginables. Mais comme pour tout grand homme qui se respecte, ses rêves et ses aspirations étaient encore plus grands. Callahan était quelqu’un que l’appel du large ne laissait pas indifférent. Il lui fallait un défi qui allait lui permettre de mettre en pratique tous ses acquis et pour se prouver à lui-même qu’il avait choisi la voie qui lui convenait le mieux et qui était vraiment faite pour lui. Callahan cherchait une sorte de consécration en vérité et c’est a ce moment la qu’il décida de tenter la grande traversée de l’Atlantique.

Quitter les Etats Unis et atteindre l’europe en parcourant des milliers de miles marins sur l’un des plus grands et des plus dangereux océans du monde tout cela sur un simple voilier, dépourvu de moteur et faisant á peine 6.50 mètres de longueur. Voila un véritable challenge que Callahan se promit de mettre en exécution. Il entreprend alors de construire un sloop ; un voilier dont la particularité est qu’il ne possède qu’une seule voile ; qu’il baptise Napoléon Solo. Et par un beau jour de 1981 ; il prend le large depuis Newport dans l’Etat de Rhodes Island á l’extreme ouest des Etats Unis en direction des Bermudes, sans se soucier le moins du monde des dangers qui existent dans cette partie du monde, notamment le fameux triangle des Bermudes. Arrivé a destination sain set sauf et sans grands encombres, il rencontre un ami de longue date, Chris Latchmen, qui décide de tenter la traversée avec lui jusqu’en Angleterre. Quelques semaines de rude navigation plus tard, Callahan et son ami arrivent enfin à bon port lorsqu’ils aperçoivent au loin les cotes grisâtres de La grande Bretagne. Il avait enfin réalisé son rêve et s’était prouvé a lui-même que tout était possible, il suffisait simplement de ne pas baisser les bras. N’ayant jamais participé à une course de voiliers, il en eut l’occasion durant son séjour au royaume uni, à Penzance, ou devait s’élancer la Transat 6.50, nommé ainsi en référence aux dimensions des voiliers participants. C’est une course en solitaire et sans assistance, et qui attire les amateurs comme les professionnels en raison de son extrême difficulté. Callahan qui était encore grisé par le succès de sa traversée de l’Atlantique décida sur un coup de tête d’y participer. Mais ca devait être une participation de bien courte durée. Le Cyclone Irène dont c’était la saison avait coulé de nombreux bateaux de la flotte et endommagé plusieurs autres, y compris le sien. Etant assez habile de ses mains, Callahan a entrepris quelques menues réparations qui lui ont permis de continuer à voyager vers le sud malgré le mauvais augure que fut le début de cette course. Naviguant au gré des vents, Il dépasse Madère puis les iles Canaries où il fait escale, avant de reprendre le large, le 29 janvier 1982 en direction d’Antigua. Après sept jours de navigation tranquille sur des eaux plates, l’océan atlantique change soudainement de visage et se transforme en monstre furieux et déchainé qui lance ses vagues puissantes sur le frêle esquif de Callahan. C’était une tempête de nuit, une des plus dangereuses et le pauvre marin était profondément endormi lorsqu’un bruit assourdissant le fit se réveiller en sursaut. Callahan pensa tout de suite qu’il y avait eu une brèche suite à ce choc et il avait malheureusement raison. En moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, l’eau s’était engouffrée à l’intérieur du sloop et arrivait déjà à la taille de Callahan. Pourtant le bateau n’avait pas encore coulé et c’était simplement grâce aux compartiments étanches que son inventeur avait installé lors de sa conception. Une ingéniosité dans la construction de son voilier, qui lui permit de ne pas couler instantanément en emmenant son occupant avec lui dans les sombres profondeurs de l’ocean. Les reflexes de Callahan aussi contribuèrent à le sauver de la noyade puisqu’il avait déjà ouvert son pneumatique de sauvetage et s’y était installé. Le canot faisait un peu moins de deux mètres de long et était prévu pour 6 personnes, et le fait que Callahan était seul n’était pas bon pour lui. Le canot en effet n’était pas très stable et se retournerait très facilement en cas de déferlante. Il n’y avait aussi aucun objet utile sur son embarcation de fortune, alors Callahan décida de plonger dans le voilier à demi immergé pour tenter de récupérer des provisions. Il savait bien qu’il mettait sa vie en danger à cause des requins qui faisaient des allers et des retours à coté de lui et dont les ailerons signalaient la présence. Mais il n’allait pas se résigner pour autant à mourir de faim et de soif, une mort bien plus atroce et douloureuse en effet que celle qu’offre les dents du requin.

[logora-synthese]

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