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Les communautés les plus isolées du bout du monde

Tout au long de l'Histoire, des gens ont traversé de vastes étendues à travers le globe pour établir des communautés. Certaines d'entre elles sont même devenues de grandes villes qui abritent maintenant des millions d'individus. Cependant, il existe aussi certaines personnes qui ont choisi de rester dans des groupes plus petits qui sont aujourd'hui très peu connus

 

Ces communautés ont résisté à l'épreuve du temps dans une solitude quasi totale. Voici les communautés les plus isolées du bout du monde.

 

TRISTAN DA CUNHA : UNE COMMUNAUTE ISOLEE


Source : Wikipedia

Pas de restaurants, pas d’hôtels, pas de cartes de crédit, pas de plages sûres. C’est la vie de ceux qui vivent à Tristan da Cunha, l’île la plus reculée du monde.

Tristan da Cunha est l’archipel et l’île principale d’un groupe d’îles situées au centre de l’Atlantique, c’est-à-dire au milieu de nulle part. Elles se trouvent à 2 816 kilomètres de l’Afrique du Sud et à 3 360 kilomètres de l’Amérique du Sud.

La terre la plus proche est Sainte-Hélène, qui n’est qu’à 2 430 kilomètres de l’île. D’ailleurs c’est Tristan da Cunha en 1506 qui l’a découvert. Incapable de s’y aventurer en raison d’un abord dangereux, il donna son nom à l’île principale et à l’archipel et s’en fut.

C’est la frégate française L’Heure du Berger qui a réalisé la première cartographie officielle de l’île en 1767, soit 261 ans plus tard. Aucune tentative ne fut faite pendant l’expédition pour débarquer sur l’île.

Un peuple isolé qui a l’essentiel pour vivre

Le premier véritable habitant de Tristan da Cunha est arrivé en 1810. C’était lorsque l’explorateur américain Jonathan Lambert y est venu et s’est proclamé souverain des lieux.

En raison du positionnement stratégique de l’île, elle fut annexée par le Royaume-Uni en 1816. Aujourd’hui, Tristan da Cunha est en plein essor, avec une population de 267 personnes. Elles ont accès à de nombreux équipements importants, dont un hôpital avec salle de traitement dentaire et salle d’opération, ainsi qu’une épicerie.

Toutefois, les commandes doivent être effectuées des semaines, voire des mois à l’avance pour les articles d’épicerie, car tout doit être expédié sur l’île à partir de l’emplacement le plus proche.

Un paradis sans électricité

Bien que la modernité ait pris le dessus, l’éloignement cause encore de nombreuses difficultés. Traditionnellement, l’électricité n’est disponible nulle part sur l’île.

Au lieu de cela, des générateurs diesel sont situés entre les cottages dans la seule ville, Edimbourg des Sept Mers. Tristan da Cunha semble être un paradis pour introvertis, sans soucis ni inquiétudes.

Toutefois, si cela vous semble être un bon endroit pour s’installer, sachez que l’île est volcanique. Edimbourg des Sept Mers est située au pied d’un volcan dont la dernière éruption eut lieu dans les années 1960.

Donc, si vous aimez l’isolement et la menace des volcans, Tristan da Cunha est peut-être le bon endroit pour vous installer.

L’ILE DE PALMERSTON


Source : Wikipedia

À environ 3 200 kilomètres ou 2 000 miles au nord-est de la Nouvelle-Zélande se trouve la toute petite île de Palmerston, occupée par seulement 62 personnes appartenant tous à la même lignée. Palmerston est l’une des communautés les plus isolées de la planète.

On attribue sa découverte au capitaine James Cook en 1774. Les 62 habitants de l’île peuvent être rattachés à un seul ancêtre, William Marsters. Premier habitant permanent de l’île, il s’y établit en 1863 avec son épouse polynésienne et ses deux cousines.

Après avoir reçu l’île en possession par la reine Victoria, Marsters prit les cousines de sa femme comme deuxième et troisième épouses. Lui et ses 3 femmes ont eu 23 enfants au total, avant sa mort en 1899. Sauf qu’aujourd’hui, tous les habitants de l’île, sauf trois, sont les descendants directs de William Marsters.

La vie sur l’île est faite d’isolement et de simplicité

Il n’y a pas de magasins, de banques ou de marché. L’argent n’est utilisé que lors des achats et des ventes hors de l’île ou lorsque des navires viennent avec des fournitures du monde extérieur.

Le commerce entre insulaires est le seul moyen d’obtenir ce dont vous avez besoin. Il n’y a pas de véritable système d’eau. L’eau de pluie est collectée pour la boisson et deux toilettes publiques existent dans la rue principale. L’électricité n’est disponible que six heures par jour.

Cependant, un nouveau centre téléphonique a été construit pour faciliter la connexion avec le monde extérieur.

Si quelqu’un veut visiter Palmerston, il sera accueilli à bras ouverts. Les insulaires adorent les visiteurs et adoptent tout voyageur comme s’il était des leurs. Les invités sont logés dans les maisons des habitants, car il n’y a pas d’hôtels.

Cependant, le voyage sera éprouvant. Palmerston est à environ 500 kilomètres de l’île principale de Rarotonga. C’est 2 jours de navigation sur les mers du Pacifique. Les bateaux qui vont sur l’île sont rares. Donc, si vous recherchez l’ultime escapade sur une île, Palmerston peut être faite pour vous.

LA RINCONADA, PEROU


Source : Wikipedia

Dans les Andes péruviennes, à 64 km au nord du lac Titicaca, se trouve la ville de La Rinconada, au Pérou. Qu’est-ce qui rend cette ville si spéciale? C’est la plus haute habitation humaine du monde. La Rinconada a été construite à une hauteur de plus de 4 900 mètres.

Située au sommet du mont Ananya, elle affronte des températures inférieures à zéro pendant la majeure partie de l’année. À une telle hauteur, les visiteurs peuvent s’attendre à ressentir les effets de l’altitude.

Notamment des maux de tête, des nausées, un essoufflement et même la mort dans certains cas extrêmes. Environ 50 000 personnes ont maintenant élu domicile dans cette ville.

Un peuple isolé loin de la modernité

Au-delà de son isolement et des températures glaciales, elle ne dispose d’aucun équipement de base moderne et n’a qu’une faible infrastructure. La Rinconada n’a pas de système d’assainissement ni de plomberie, ce qui en fait un lieu de saleté et de dénuement.

Mais le ramassage des ordures est inexistant. La plupart des gens enterrent leurs ordures en dehors de la ville ou les laissent simplement là où elles tombent.

Les personnes qui vivent et travaillent à La Rinconada sont également confrontées à des conditions dangereuses lorsqu’elles entrent et sortent de leur cité haut perchée, car les seules routes qui y mènent sont aussi sales que la ville elle-même et sont couvertes de glace la plupart des jours de l’année.

Mais qu’est-ce qui a poussé tous ces gens à vivre dans une ville d’isolement et de crasse ? Eh ben l’or. On a appris que la région autour de La Rinconada en était remplie. Entre 2001 et 2009, la ville a explosé, avec une augmentation de 230 % du nombre de ses habitants.

Un endroit pas tellement intéressant

Sans réglementation, les mines opèrent sous une structure informelle appelée « Le système de Cachorreo ». Les mineurs travaillent sans rémunération pendant un mois.

Cependant, après leur période de travail, ils peuvent ramener chez eux autant de minerais qu’ils peuvent transporter. Mais ils ne savent jamais combien d’or il contient. Isolée, sale, pauvre, triste.

Ce sont quelques mots pour décrire La Rinconada. C’est une communauté isolée qui ne vaut pas la peine de se battre, même si sa plus grande richesse se trouve dans ses collines.

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