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Le tueur du Zodiaque, enfin identifié !

Entre 1968 et 1970, la ville de San Francisco vit dans la terreur la plus totale. La raison ? Un mystérieux assassin qui frappe pendant la nuit, aux abords des lacs, des parkings et des autoroutes, prenant pour cible les couples.

 

En tout, cinq victimes feront les frais du tueur mais est-ce le nombre exact ?

 

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C’est à partir de cet amalgame que commencera un jeu sadique avec les forces de l’ordre et la presse écrite, à grand renfort de courriers anonymes où le tueur se plaira à jouer avec les nerfs de la police, se vantant de ses crimes, n’hésitant pas à utiliser des cryptogrammes indéchiffrables, des messages codés inspirés de l’astrologie, du tarot et de la Cabale, un symbolisme exacerbé qui tout au long des années va grandement contribuer à sa notoriété. La légende du « Tueur du Zodiaque » ou « The Zodiac » est née !

Pendant près de cinquante ans, des brigades policières, des agents fédéraux, des mathématiciens, des cryptologues vont s’échiner à décrypter les messages du Zodiac sans succès, et ce, jusqu’au round final, alors que tout le monde n’y croyait plus !

Je vous invite à découvrir avec moi l’une des affaires criminelles les plus étranges et inquiétantes que l’Amérique ait jamais connue.

podcast fr tueur du zodiaque

Source : tueursenserie

1968

À la différence de la clinquante Los Angeles et ses palmiers, San Francisco est une ville à l’apparence calme et conviviale avec ses boulevards tout en pentes, sa baie, son trolleybus, ses pâtés de maison style colonial en bois colorées, sa vie intellectuelle riche et très présente et sa population cosmopolite et ouverte.

Mais trêve de points positifs, elle reste aussi une grande ville tentaculaire que le pont de Golden Gate Bridge scinde en deux parties distinctes.

C’est ainsi que de l’autre côté de la baie, on découvre l’autre face de San Francisco, ici même à Benicia. À la fin des années soixante où commence notre récit, c’est encore un bout de nulle part surplombé par un port maritime où transitent et déchargent les cargos venus des quatre coins des États-Unis et d’ailleurs.

Benicia ne possède ni le charme ni la vie culturelle de San Francisco. Hormis le port, c’est un semi-désert à la végétation rare où s’agglutinent les cités ouvrières collées les unes aux autres. Toutefois, la population est considérée comme paisible, essentiellement blanche et protestante. Ici, on ne déplore pas d’actes de délinquance malgré le manque de moyens de la plupart des familles.

À Benicia, tout le monde se rend au service dominical le dimanche et certaines valeurs traditionnelles anciennes sont encore respectées. De ce fait, les jeunes gens en quête d’amusement et d’intimité n’ont d’autres lieux de divertissement que les bals dansants et les abords des lacs, où ceux qui sont motorisés ramènent leurs fiancées un soir pour les embrasser en catimini.

Betty-Lou Jensen vient d’avoir seize ans. C’est une jeune fille blonde à peine sortie de l’enfance, potelée, charmante, coquette et aux joues constamment fraîches.

Depuis quelques semaines, elle vit un début d’idylle avec un certain David, « Davie » Faraday, âgé d’un an de plus qu’elle. Mais leur relation est secrète, vécue clandestinement les premiers temps dans une quasi-chasteté, les deux amoureux se contentant pour tout rapport de se tenir par la main en longeant les boulevards.

À l’approche des fêtes de Noël, David demande officiellement à sa petite amie si elle voudrait bien l’accompagner faire un petit tour aux abords du Lac Herman, l’endroit propice aux bécotages à l’abri des voitures. La jeune femme a de la peine à contenir son excitation et sa nervosité : ça y est ! Dave consent finalement à franchir une étape cruciale !

La jeune fille qui n’a pas l’habitude de sortir tard le soir trouve un prétexte à déballer à sa mère : nous allons à un bal de Noël. La permission est accordée à condition qu’elle ne dépasse pas 22 h 00. C’est promis.

Ce genre d’attitude peut faire sourire aujourd’hui mais nous sommes dans les années soixante et la pudeur était de mise, de sorte que même les relations amoureuses sont réglementées par l’entourage de la prétendante avant qu’elle ne se marie officiellement.

En début de soirée, ce 20 décembre 1968, David Faraday vient chercher son amoureuse en voiture chez elle. Ils vont d’abord à une séance de cinéma, vont prendre un verre (en réalité, un milkshake) et aux alentours de 22 h 00, alors que la nuit est déjà bien installée et que la jeune fille commence à s’impatienter (le couvre-feu parental), David lui propose de faire un dernier détour du côté du Lac Herman à la sortie de la ville. Elle accepte.

« Ne t’inquiète pas, je parlerai à tes parents en rentrant, on dira qu’on a eu une panne d’essence… »

Le couple prend la route qui relie Benicia à Vallejo. Arrivés à destination, David stationne la voiture. Deux autres véhicules sont déjà là, probablement des couples comme eux à la recherche d’une intimité qui leur est prohibée.

— On fait quoi maintenant ? Lance malicieusement David à Betty-Lou.

— Attends un peu, j’ai peur que quelqu’un m’ait reconnue…

À son grand soulagement, l’une des voitures quitte l’endroit, bientôt suivie par la deuxième, cahotant sur le cambouis avant de disparaître sur la grande route en pente.

« Enfin seuls ! » Soupire David en jetant un regard en biais à sa petite amie. Il lui entoure ses épaules de son long bras.

Un baiser puis un deuxième puis un troisième, les choses montent crescendo au point qu’ils ne remarquent pas la lumière aveuglante dirigée vers eux et qui les éblouit tout à fait. Un contrôle policier sûrement ? Rapidement, David et Betty commencent à rajuster leurs vêtements, couverts de honte et redoutant déjà les remontrances des parents.

David abaisse la fenêtre, cherchant le « policier » du regard mais ne voit arriver personne, il tourne et retourne la tête, interrogeant Betty du regard.

Un coup de pistolet part, touchant David Faraday à l’abdomen ; il s’effondre sur son volant, plié de douleur. Betty se met à hurler, un deuxième coup de feu est tiré l’atteignant au cou, une autre balle lui est tirée directement dans le cœur, le sang gicle, elle retombe sur le siège, raide morte.

Puis le silence, entrecoupé par le doux murmure du lac Herman. David n’est pas mort mais sa blessure à l’abdomen saigne abondamment. Il se met à geindre péniblement, tentant de s’extraire de son siège et c’est là qu’un dernier coup de pistolet vient l’immobiliser. Il s’effondre tout à fait, mort cette fois-ci.

Il est déjà 23 h 00 passé.

En début de matinée, la police de Vallejo est appelée, à la suite d’un signalement d’un automobiliste qui passait du côté du Lac Herman.

« Deux personnes assassinées dans une voiture, un homme et une femme… »

La scène est digne d’un carnage. David Faraday et Betty-Lou Jensen se sont littéralement vidés de leur sang, elle la tête rabattue sur le coussin de son siège, lui la figure projetée en avant sur le volant. La police encercle la scène du crime et commence ses constatations. Rapidement, elle remarque que le tueur n’a laissé aucun signe en évidence, il n’y a ni trace de pneus ni douilles usagées sur place.

Du côté des victimes, même constat : aucune trace d’agression sexuelle, aucun signe de lutte ou de vol. La situation se révèle compliquée dès le départ. Impossible de savoir comment le meurtrier du jeune couple est arrivé jusqu’ici. Pour couronner le tout, la quasi-absence de témoins la nuit précédente ne facilite pas les choses davantage.

L’enquête s’annonce rude et compliquée.

En cette fin des années soixante, le prélèvement des traces digitales et ADN n’existe pas encore, les policiers font des constatations de façon hasardeuse et aléatoire sur le terrain, ils se contentent de chercher les impacts de balles, la marque des munitions puis fouillent dans la vie privée des victimes, afin de savoir si elles ont un quelconque lien avec le meurtrier.

Les familles de David et Betty-Lou apprennent la terrible nouvelle dans la journée. Les parents de la jeune fille, inquiétés de ne pas la voir revenir la veille, avaient alerté le poste de police de Benicia, leur racontant que leur fille s’est rendue à un bal avec son ami et qu’elle n’est plus rentrée depuis.

Ni les Jensen ni les Faraday ne comprennent comment et pourquoi quelqu’un s’en est pris à leurs enfants, les exécutant sans raison valable.

Deux jours plus tard, la police de Vallejo reçoit un témoin qui était sur place peu avant l’arrivée de David et Betty-Lou. Ce témoin raconte que deux heures avant le début du massacre, une voiture Chevrolet de couleur clair s’est approchée de lui et de sa fiancée, ils ont alors pris peur et sont partis sur le champ.

Des patrouilles de police sont alors envoyées sur la route reliant les deux cités. Au point de contrôle, toutes les Chevrolet de couleur blanche ou beige sont contrôlées prises à partie et l’identité de leurs passagers prélevés, mais cela n’aboutit à rien. Au bout d’une semaine, cette opération de « dépistage » est oubliée.

En fouillant un peu plus dans la vie personnelle de David Faraday, la police découvre qu’il a eu par le passé quelques démêlés avec le milieu de la pègre italienne et sud-américaine locales, qu’il aurait même dénoncé une fois l’un des chefs de gang et qu’il se pourrait que ce dernier se soit vengé de cette façon.

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