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Le mystère du nain de kychtym

Sommes-nous les seuls habitants dans l’univers ou existe-t-il d’autres formes de vie sur d’autres planètes dont on ignore encore l’existence ?

 

Il est vrai que la question n’a jamais cessé de diviser les communautés scientifiques du monde entier, avançant des théories en tous genres et même des preuves assez solides. Et pourtant le doute persiste.

 

L’histoire que nous allons vous raconter aujourd’hui fait partie de cette longue liste d’affaires ufologues non résolues et encore chargées de mystères. Dans la Russie de la deuxième moitié des années 90 , Tamara Prosvirina, une vieille grand-mère trouve lors d’une nuit d’été dans les bois, un nourrisson qui ne ressemble à aucun autre. Sans réfléchir très longtemps, elle décide de l’adopter pour lui tenir compagnie.

Si vous préférez écouter cet épisode, il vous suffit de cliquer ici!.

Dans la petite ville sibérienne de Kychtym, c’est le début de la légende « Alyoshenka » , le bébé dont tout le monde parie qu’il a des origines extraterrestres. Mais très vite, les autorités et médias russes vont se mêler de l’affaire , voulant à tout prix élucider le mystère et faire taire les mauvaises langues.

Mais alors qui est donc Alyoshenka ? Une supercherie , le fruit de l’imagination un peu divagante d’une femme sénile et solitaire ou est-ce vraiment un humanoïde atterri par erreur d’une autre planète ?

Source : mysteriesrunsolved

C’est ce que nous allons chercher à connaitre à travers notre affaire d’aujourd’hui. Au début de la Guerre Froide qui opposa les Etats-Unis aux pays du Bloc de l’Est, différentes affaires impliquant des soucoupes volantes, des curieuses rencontres du troisième type et même des preuves d’existences d’épaves et de cadavres d’humanoïdes sont recensés de part et d’autre des deux forces opposées.

Les deux entités ennemies n’ont de cesse de se renvoyer la balle, s’accusant mutuellement de tous les maux. Pour les Américains , ces phénomènes sont une diabolique invention soviétique, pour les Soviétiques c’est une diabolique invention Américaine.

Si aux-États-Unis , la retentissante Affaire Roswell a fait couler beaucoup d’encre et est rentré depuis dans la pop culture américaine il en est tout autre dans les pays de l’ex-URSS où des affaires de cette envergure ont été longtemps tenues sous silence, dissimulées dans des archives d’Etat et gardées sous clé. Car oui, le sujet de l’ufologie dérange beaucoup en URSS où il est considéré comme tabou.

Ce n’est qu’après l’effondrement et le démantèlement chaotique de l’Union Soviétique en 1991 , que certaines de ces archives ont été ouvertes pour la première fois et révélées au grand jour à la population , suscitant frayeur et curiosité.

On parle alors d’affaires comme le crash d’OVNI survenu à Dalnegorsk dans l’Extrême Orient russe en 1986 , surnommé depuis « L’incident de Dalnegorsk ». On raconte que les créatures humanoïdes qui ont crashé avec leur vaisseau spatial, ont depuis étaient retenus en otage dans une base militaire secrète souterraine dont seule l’armée connait l’emplacement exact.

Pourtant, la population Russe du début des années 90 a d’autres soucis bien plus concrets à se faire pour se passionner pour ce genre d’histoires tellement fantasques , tellement futiles, tellement « Américaines » !

Une économie à genoux, une devise effondrée, des épargnes parties en fumée, des salaires de plus en plus minables et une corruption de plus en plus féroce , font que le citoyen lambda ne songe qu’à survivre à grands renforts de petits boulots et de petits trafics outre que sa profession officielle (souvent pas assez suffisante pour payer ses factures), n’ayant même pas le luxe de songer au lendemain ou de faire des projets à long terme. Que l’on soit médecin, professeur, scientifique ou caissière dans un magasin, tout le monde est logé à la même enseigne à Moscou , à Kiev , à Bakou ou à Tbilissi.

Les queues interminables pour avoir accès aux aliments de base font légion. Les bagarres sont nombreuses pour savoir qui est devant qui  et qui a « réservé »sa place la veille et revient la revendiquer le lendemain avec numéro d’emplacement à l’appui.

Dans les grandes villes comme dans les villages, des « mets rares » font parfois leur apparition sans s’annoncer : un arrivage de bas , de caleçons , de chaussettes, de radio-cassettes, de cigarettes de contrebande, de lessive ou de survêtements , provoquent à chaque fois l’euphorie générale et tout le monde y accourt , en espérant que la queue ne sera pas aussi interminable que celle de la veille.

Seul le caviar , grande fierté nationale et considérée comme une denrée de luxe en Occident, est tellement bon marché en Russie que les enfants peuvent s’en faire des tartines à tout heure de la journée.

Pour les plus privilégiés et les plus fortunés , ils peuvent directement faire leurs achats au marché noir et de ce faite, ont accès aux choses réservées rien que pour eux. Sous le manteau et dans le plus grand des secrets, on peut acheter de la marchandise occidentale telle que jeans, jaquettes en cuir, parfums français, shampoings, mais aussi magnétophones, lecteurs VHS, machines à laver et tablettes de chocolat.

Mais gare à la redoutable militsya , la milice d’Etat , qui, si elle surprend le citoyen avec un de ces objets venus de l’Ouest,  peut facilement l’envoyer en prison ou lui intenter un procès, toutes les raisons sont alors bonnes et légitimes. L’Union est certes déchue, mais ses principes et ses valeurs fondatrices sont encore de mise.

Une classe d’oligarques enrichis pendant la période de transition vit quant à elle dans un monde bien loin de toutes les réalités du citoyen de base, passant le plus clair de son temps en galas, voyages en jet-privée et croisières au bout du monde.

Bien loin des grandes métropoles comme Moscou ou Saint-Pétersbourg, le quotidien est encore plus dur en zone rurale. Dans les villages éloignés de toute forme de civilisation, on peine encore à avoir accès au téléphone fixe et à l’eau chaude. Traversant de longues périodes de vache maigre depuis la fin de l’Union soviétique , des milliers de fermiers sont au chômage , car ne percevant plus aucune aide de l’Etat et voient leur rendement diminuer année après année.

Dans les villes plus reculées de Karélie et de Sibérie, l’extrême rigueur du climat et son autarcie de par sa position géographique, empêche toute activité économique d’avoir du ressort.

Le village de Kalinovo , situé à quelques kilomètres de la ville de Kychtym, ne déroge pas à la règle. En 1996, la métropole et les tous les villages alentour ne comptent plus que trois millions de personnes. Plusieurs ont émigré vers Moscou pour y chercher du travail. Certaines femmes ont même réussi à partir en Turquie et pour les plus chanceuses en Italie , en Allemagne et en France à travers les sites matrimoniaux en plein essor.

Au village , il reste les vieillards, les jeunes sans travail et quelques couples avec des enfants encore scolarisés.

Kalinovo est l’archétype même du village russe oublié et démuni: des datchas en bois d’aspect modeste s’alignent les unes à côté des autres , le confort est rudimentaire voire inexistant. Certaines de ces habitations ont des potagers en commun, d’autres un puits. En 1996, il arrive qu’il y ai des coupures d’eau ou d’électricité très fréquentes en hiver comme en été. Les puits constituent alors une source d’eau permanente pour les besoins domestiques et pour arroser potagers et jardinières.

A Kalinovo , l’ouvrage est rare et les jeunes adultes s’ennuient à mourir. L’unique usine de fourrage qui existait et employait près de la moitié du village quelques années plus tôt , a fermé ses portes. Certains ouvriers se sont alors reconvertis en éleveurs et en agriculteurs, mais les résultats ont été désastreux. Beaucoup d’élevages de bovins et de porcelets , faute de financement , ont été voués à l’échec , finissant par couvrir uniquement les besoins domestiques.

Sans travail, sans revenus, sans divertissements, les villageois se rabattent alors sur le seul antidote qui guéri à la fois la dépression , le rhume, les piqures d’insectes et la nostalgie : la vodka. Et on boit beaucoup à Kalinovo et on s’y met très tôt , généralement à partir de treize ou quatorze ans. Beaucoup en meurent, surtout parmi la gente masculine.

Quand il n’y a pas assez d’argent pour se procurer de la vodka en boutique, on la fabrique de façon artisanale avec les moyens du bord. Dans chaque cuisine du village , des alambiques reliés à des bouteilles avec du fil de couture , trônent à côté des casseroles et des cuisinières à gaz et chacun se targue de produire la meilleure liqueur maison de toute la contrée.

C’est ici que vit Tamara Vassilievna Prosvirina, une vieille grand-mère de quatre-vingt-trois , veuve et à la retraite depuis plusieurs années. Elle habite dans une petite masure en bois peinte en bleu, dénuée de tout confort et située à deux pas des bois de bouleau alentours.

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