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June et Jennifer Gibbons, les jumelles maléfiques

L’affaire que nous allons vous raconter aujourd’hui est assez particulière car elle nous plonge dans les mystères du monde de la gémellité et de tout le folklore qui l’accompagne.

 

Un phénomène qui, depuis la nuit des temps et de la découverte de la médecine moderne, a suscité interrogations, fascination, et parfois même méfiance et crainte.

 

Chez certains peuples d’Afrique, d’Asie et de Moyen-Orient, on attribue aux femmes qui donnent naissance à des jumeaux ou à des jumelles, des pouvoirs de guérisseuses ou de divinatrices. Elles sont respectées et craintes, car le fait même qu’elles aient donné naissance à deux enfants en même temps, relève du surnaturel et du miracle divin.

Si vous préférez écouter cet épisode, il vous suffit de cliquer ici!.

Le fait que la plupart des jumelles et des jumeaux se complètent, se comprennent, ressentent souvent les mêmes besoins et les mêmes douleurs physiques ou psychiques, allant jusqu’à avoir le même nombre d’enfants ou épouser des conjoints aux caractères ou aux physiques similaires une fois adultes, n’est pas seulement un mythe. Sans parler du lien si particulier qu’ils peuvent entretenir toute leur vie et parfois même au-delà de la mort.

Des films, des séries, des livres, des documentaires, témoignent sans fin de cet étrange lien de « double » que les enfants nés le même jour possèdent.

Dans les médias, les jumeaux célèbres suscitent engouement et admiration, et ce, quel que soit leur âge ou leur sexe. Qui n’a pas déjà craqué devant deux vedettes aux attributs physiques similaires ?

Longtemps à la télévision, la complicité des jumeaux et des jumelles sera caricaturée, exagérée, parfois même moquée : ils portent toujours des vêtements identiques, ont la même voix et s’expriment en même temps. On leur attribue toutes les bêtises et les tours pendables, l’espièglerie, la malice, et parfois même la cruauté.

On leur donne aussi souvent, un caractère surnaturel comme pour le cas des jumelles du film « The Shining », qui vêtues de leurs robes de petites filles modèles, reviennent hanter, main dans la main, l’hôtel Overlook où elles ont trouvé la mort.

Lors de leurs manifestations, elles cherchent aussi à entrainer avec elles dans l’autre monde, le petit Danny, qui est d’ailleurs le seul à pouvoir les voir, en lui répétant d’ailleurs à chaque fois : « Viens jouer avec nous, pour toujours ! » terrorisant ainsi le petit garçon qui se cache les yeux dès qu’elles manifestent leur présence.

Les scénaristes du film, avaient surement pensé lors du casting, qu’attribuer ce genre de personnage à des sœurs d’âges différents, aurait suscité moins de suspens et d’effroi, alors qu’avec des jumelles, cela prend tout de suite un caractère mystique et surnaturel, pouvant faire peur même à des adultes !

A la fin du 20ème siècle en Europe, beaucoup de jumeaux siamois ont été exploités par des forains afin de gagner de l’argent. Ses sœurs ou ses frères, souvent abandonnés à la naissance par leurs parents à cause de leurs « déformations » physique, ont été recueillis par des cirques pour être exhibés comme des monstres d’un genre particulier, devant une foule extasiée.

Si certains ont pu par la suite, obtenir des petits rôles à Hollywood durant les années 30, beaucoup ont fini leur vie misérablement, dans l’alcoolisme, la prostitution et le dénuement le plus total. On pourrait citer les cas tristement célèbres des jolies sœurs anglaises Violet et Daisy Hilton, ou encore des frères thaïlandais, Chang et Eng Bunker.

Le cas qui nous intéresse aujourd’hui est celui de June et Jennifer Gibbons qui a défrayé la chronique au Royaume-Uni à la fin des années 70, alors qu’elles furent accusées d’être responsables de plusieurs incendies criminels durant leur adolescence.

June et Jennifer Gibbons les jumelles maléfiques

Source : allthatsinteresting

La pyromanie de June et Jennifer, cette impulsion qui pousse à déclencher le feu et allumer des incendies soit par la force mentale ou la préméditation, fera la une des journaux à sensation de l’époque notamment dans le célèbre relayeur de ragots, The Sun ou encore le tabloïd The Sunday Times.

L’histoire mystérieuse de ces deux jumelles homozygotes, réside d’abord dans leur autarcie volontaire, et de leur refus de toute forme de communication avec le monde extérieur.

Les « Silent Twins » comme on les surnommera par la suite, vont tout au long de leur enfance, développer un langage de signes exclusivement compris par elles et parfois par leur petite sœur, Rose, quand elles voulaient bien l’inclure dans leurs discussions.

Petites filles de couleur ayant grandi au Pays de Galles durant les années soixante, elles ne passèrent inaperçues ni par leur physique ni par leur silence étrange et obstinément mystérieux. Quand on tenta de les séparer au collège, les jumelles devinrent complétement léthargiques, apathiques, plus mortes que vives, incapables de vivre l’une sans l’autre.

Et Pourtant, ceux qui songèrent à les réunir à nouveau vont commette une erreur sans précédent : ils ignoraient alors que June et Jennifer Gibbons étaient en train de concocter un plan machiavélique qu’elles comptaient mettre à exécution. Se venger de quoi, de qui ? Personne n’en saura jamais rien, pas même leurs parents qui pourtant les adoraient et faisaient tout leur possible pour qu’elles se sentent toujours bien !

Internées plusieurs fois en soins psychiatriques, la mort finira par emporter l’une avant l’autre, mais leur lien étrange, fusionnel, macabre, lui, ne sera jamais rompu, bien au contraire !

Je vous invite à venir découvrir avec moi, la vie étrangement singulière des jumelles Gibbons, et les raisons pour lesquelles, elles ont refusé de prononcer la moindre parole durant toute leur enfance et adolescence.

Nous sommes dans les Caraïbes, plus précisément dans la Barbade, l’une des iles antillaises rattachées à la Couronne Britannique. Tout commence à la fin des années cinquante lorsqu’Aubrey Gibbons, jeune soldat antillais, technicien au sein de l’unité volante de La Royal Air Force, tomba amoureux de la jeune Gloria, une charmante jeune femme.

Un vrai coup de foudre comme il en arrive qu’au cinéma ! Ils se fiancent et se marient rapidement avec la bénédiction de la famille de la jeune femme qui accepta à bras ouverts ce bon parti aux manières distinguées et qui occupe de surcroit, un travail respectable au sein de l’armée de l’air Britannique.

Aubrey et Gloria s’entendent à merveille, chacun pressentant, devinant les besoins de l’autre bien avant qu’ils ne les expriment verbalement. Leur relation amoureuse est très fusionnelle.

L’idylle aurait pu continuer sous les tropiques, mais Aubrey Gibbons a des engagements professionnels qu’il se doit d’honorer, et doit rejoindre l’Angleterre où il est nouvellement muté. Gloria, refusant de rester à attendre son retour à La Barbade, veut absolument l’accompagner.

Peu de temps avant leur départ pour le continent, un heureux événement se produit lorsque le couple Gibbons accueille le 11 avril 1963, ses deux nouveau-nées, deux petites jumelles qu’ils baptisent June et Jennifer. Le voyage est repoussé quelques temps, afin de donner à la nouvelle maman l’énergie de s’adapter à sa nouvelle situation. Dès que Gloria fut en état de voyager, la famille rejoignit l’Angleterre où elle s’installa pendant quelques temps.

Après quelques mois passés en Angleterre, les Gibbons, toujours suivant les mutations d’Aubrey, allèrent s’installer à Hwlffordd, un petit village du comté de Prembrokshire dans le Pays de Galles. Le soleil et la torpeur des Antilles est désormais loin, mais le couple Gibbons semble s’adapter facilement à son nouveau milieu. L’endroit est paisible, la campagne verte et brumeuse. Hwlffordd ne comporte que quelques cottages qui constituent le voisinage immédiat, un endroit tranquille et sain pour élever des enfants et commencer une nouvelle vie.

Aubrey Gibbons est, la plupart du temps, absent à cause de ses déplacements et Gloria se retrouve souvent seule avec ses deux bébés qui lui apportent tant de joie mais aussi énormément de responsabilité !

Au niveau du couple, tout se passe à merveille, Aubrey est encore très amoureux de sa femme comme aux premiers jours et s’il accepte des missions difficiles qui le tiennent éloigné de son foyer pendant longtemps, c’est pour que ni Gloria, ni leurs filles, ne manquent de quelque chose.

Ce bonheur familial en terre étrangère a peut-être un prix. Il faut savoir qu’à cette époque, la tolérance vis-à-vis des personnes issues de pays et d’ethnies différents, n’est pas encore d’actualité, bien au contraire ! Elle suscite même, beaucoup de méfiance et de mépris. Hwlfforrd n’échappe pas à la règle !

Dans le Pays de Galles du début des années soixante, la présence dans le voisinage d’un couple de couleur avec deux bébés fait tout de suite sensation dans le sens négatif du terme. La famille Gibbons est perçue avec méfiance par le voisinage blanc et plein de préjugés sur les personnes originaires des colonies et ayant la peau foncée.

Ils ont de la peine à croire qu’un homme de couleur puisse avoir une profession qui revient d’habitude à des britanniques de souche et comment il parvient à faire vivre sa famille dans une charmante petite maison alors que ses semblables doivent d’habitude s’agglutiner dans les habitations insalubres des cités ouvrières de Cardiff, de Manchester ou de Liverpool !

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