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Blanche Monnier, enfermée pendant 25 ans parce qu’elle était amoureuse

"Blanche Monnier", ce nom ne vous dit peut-être rien, mais son histoire a été l'une des plus grandes affaires criminelles du 20ème siècle. Derrière ce nom, se cache une terrible histoire où l'amour a fait plus de mal que de bien. Installez-vous confortablement, aujourd'hui nous remonterons le temps, pour atterrir en mai 1901 dans l'ouest de la France, là où l'on a découvert la "séquestrée de Poitiers".

 

Cette histoire a laissé couler beaucoup d'encre, et c'est le cas de le dire puisqu'elle fait aujourd'hui l'objet de grands ouvrages. Si vous voulez tout savoir à propos de cette femme et de cette ignoble affaire dans laquelle elle a été impliquée, restez avec nous, on vous promet un dossier bien, bien juteux! Et on commence!

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Une lettre accusatoire

Source : mysteriesrunsolved

Tout commence par un matin de mai 1901, lorsque le procureur général de Poitiers reçoit une lettre anonyme, qui dénonçait un fait “d’une exceptionnelle gravité”.

En fait, la lettre parlait d’une jeune fille qu’on a enfermé dans la maison d’une certaine “madame Monnier”, privée de nourriture et vivant dans des conditions insalubres et ce, depuis 25 ans.

Source : mysteriesrunsolved

Il est vrai que ce n’était pas la première fois que de tels propos arrivaient aux oreilles du procureur. En effer,dans la région de Poitiers, les rumeurs sur Blanche Monnier fusaient de partout depuis déjà plusieurs années.

La mère a su convaincre les autres

En effet, cela faisait quelques temps que dans la ville, on parlait de cette fille issue d’une famille bourgeoise qui vivait recluse. Mais on disait aussi qu’elle était folle et qu’il valait mieux qu’elle reste enfermée chez elle, auprès de sa mère Louise Monnier.

La version de cette mère veuve qui ne faisait que “protéger” sa fille, convenait donc à tout le monde, et l’affaire n’avait pas connu de suite. Les pouvoirs publics qui avaient pris connaissance de l’histoire ont préféré faire l’autruche, prétextant qu’il ne fallait tout simplement pas “se mêler des affaires personnelles des gens”.

Source : supercurioso

Mais cette fois-ci c’était différent, la lettre était on ne peut plus claire : elle accusait ouvertement Madame Monnier de séquestrer sa propre fille, et de lui faire subir les pires tortures.

Une enquête s’ouvre alors au commissariat central de Poitiers, sous la main d’un commissaire qui l’après-midi même de ce 23 Mai, accompagné de ses gendarmes, va toquer à la porte des Monnier au 21 Rue de la Visitation.

Les gendarmes ont décrit une maison luxueuse, semblable à un hôtel particulier. Au deuxième étage de la demeure, une fenêtre fermée attire sur le champ l’attention du commissaire. C’était la seule d’ailleurs qui était fermée sur la façade.

La découverte macabre

Source : supercurioso

La maison était tenue par Louise Monnier, une dame d’un certain âge qui tente dans un premier temps de renvoyer les visiteurs. Par le biais de sa domestique, elle leur demande donc de s’adresser à son fils, qui habitait à deux pas de chez elle.

Les gendarmes obtempèrent mais se font également refoulés par le fils de Louise. Bien déterminés, ils réussissent enfin à s’entretenir brièvement avec lui. Ce dernier se dégage de toute responsabilité et dit ne rien savoir de ce qui se passe chez sa mère.

Un corps…plus en moins vivant !

Les gendarmes sonnent alors, une nouvelle fois à la porte de Louise Monnier. Cette fois elle les accueille et s’empresse vite de monter sur ses grands chevaux pour les intimider.

Mais elle avait peut-être sous-estimé la ténacité du commissaire, qui malgré tout, réussit à accéder au second étage de la maison. Et ce qu’il découvre dépasse tout entendement.

Source : supercurioso

A peine ont-il mis un pied dans la chambre close, que les gendarmes ont été pris à la gorge par une odeur putride et méphitique. Le commissaire pris d’un haut le cœur, ordonne au fils de Louise Monnier d’ouvrir les volets. La lumière du jour leur offre alors un abominable tableau.

Leur apparait le corps nu et squelettique d’une femme, à moitié morte, ligotée et gisant comme une momie sur le lit, enfin…la paillasse remplie d’immondices, d’excréments et de restes de nourriture pourrie sur laquelle elle était étendue.

Il s’agit bel et bien de Blanche Monnier

Source : gramho

Autour du corps desséché et recroquevillé, grouillent des bêtes : de la vermine et des rats pour être plus précis. La quinquagénaire porte une longue natte hirsute de 2,5 kg, qui visiblement n’avait pas été peignée depuis des décennies et des ongles qui, non plus, n’avaient pas été coupés.

L’odeur nauséabonde qui flottait dans l’appartement laissait comprendre, que celui-ci n’avait pas été aéré depuis des années, puisque les volets étaient désespérément cadenassés par une chaine. On saura quelques minutes plus tard que la femme s’appelait Blanche Monnier, la fille de Louise.

Blanche est née le 1er mars 1849 à Poitiers en France. Elle est issue d’une grande famille bourgeoise royaliste. Son père, Charles-Emile Monnier était un homme de lettre, ancien doyen de la Faculté de Lettres de Poitiers. Depuis le décès de ce dernier, Blanche vivait seule avec sa mère et ses domestiques.

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