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A Moscou, Alexeï Navalny condamné à trois ans et demi de prison ferme

Un tribunal de Moscou a condamné l’opposant russe Alexeï Navalny à trois ans et demi de prison, révoquant le sursis d’une précédente condamnation. Cette décision a toutefois été suivie d’un appel à manifester de ses partisans.

 

De plus, plusieurs pays dont la France, les Etats-Unis et l'Allemagne, ont appelé dans la foulée à la libération immédiate de l'opposant russe, l'affaire étant largement considérée comme politique.

 

Alexeï Navalny condamné à trois ans et demi de prison

Alexeï Navalny prison
Source : La-croix

Un tribunal, a condamné le principal opposant de Vladimir Poutine, Alexeï Navalny, à trois ans et demi de prison, mardi 2 février, révoquant le sursis d’une précédente condamnation. La juge Natalia Repnikova a ainsi indiqué que le militant devrait purger sa peine prononcée en 2014, moins les mois qu’il avait passés assigné à résidence cette année-là.

Alexeï Navalny devrait donc passer, au total, deux ans et demi en prison, selon son avocate. Celle-ci a, d’ailleurs, a aussi fait part de son intention de faire appel. Cependant, il s’agit là de la peine de prison la plus longue infligée à l’opposant russe. Ses précédentes détentions se comptaient en jour ou en semaines.

Violation des conditions du contrôle judiciaire

Mais si Alexeï a été condamné à une peine de prison aussi lourde, c’est parce qu’il a, selon la cour, violé une mesure du contrôle judiciaire qui accompagnait sa peine. Et pour cause ! Il n’avait pu souscrire à ses obligations de pointer auprès des services pénitentiaires.

L’opposant russe était en effet hospitalisé les cinq derniers mois en Allemagne pour recouvrir de la tentative d’empoisonnement dont il accuse le président Vladimir Poutine. Ainsi, dès son retour, le 17 janvier, il a été arrêté.

Condamnation d’Alexeï Navalny : appel à une manifestation immédiate


Source : 20minutes

Selon Alexeï, qui s’est exprimé pendant son procès, le pouvoir russe cherche à le faire taire. Et à intimider un mouvement de contestation. « Le plus important dans ce procès est de faire peur à une quantité énorme de gens. On en emprisonne un pour faire peur à des millions », avait-il déclaré.

Il a aussi dénoncé les milliers d’arrestations lors de manifestations de soutien ces deux derniers week-ends. « Vous ne pourrez pas emprisonner tout le pays », a-t-il ajouté. Sans surprise, une fois le verdict annoncé, l’organisation anticorruption qui le soutient a appelé à une manifestation immédiate à Moscou.

Plusieurs arrestations

« Alexeï Navalny est envoyé en colonie (pénitentiaire) pour 2,5 ans. Nous nous rassemblons dans le centre de Moscou immédiatement. On vous attend sur la Place du Manège », a indiqué l’organisation sur Twitter.

Toutefois, selon un décompte d’une ONG, les forces de l’ordre ont arrêté plus de 10.000 personnes depuis le 23 janvier. Et durant la soirée de la condamnation d’Alexeï Navalny à la prison ferme, la police nationale a interpellé plus de 1.400 personnes.

Plusieurs pays dénoncent la condamnation d’Alexeï Navalny


Source : lorientlejour

Par ailleurs, dès l’énoncé du jugement, plusieurs chefs d’Etat ont dénoncé la condamnation d’Alexeï Navalny. Ils ont aussi appelé à sa libération « immédiate ». A commencer par Emmanuel Macron.

Il a ainsi déclaré sur Twitter que « la condamnation d’Alexeï Navalny est inacceptable. Un désaccord politique n’est jamais un crime. Nous appelons à sa libération immédiate. Le respect des droits humains comme celui de la liberté démocratique ne sont pas négociables ».

Quant aux Etats-Unis, ils ne se privent pas non plus, par la voie du secrétaire d’État Antony Blinken, d’exprimer leur « profonde préoccupation. « Nous allons nous coordonner avec nos alliés afin que la Russie rende des comptes pour n’avoir pas respecté les droits de ses citoyens », a-t-il indiqué.

Angela Merkel réagit

Du côté de Londres, la condamnation d’Alexeï Navalny a suscité la même réaction. Le chef de la diplomatie Dominic Raab la qualifiant la qualifiant de « perverse ». Il a, en plus, aussi appelé à la « libération immédiate et sans conditions » de l’opposant russe.

La chancelière Angela Merkel a, pour sa part, demandé également la libération immédiate d’Alexeï Navalny. Mais aussi la fin de la répression des manifestations de l’opposition russe. Et ce n’est pas tout !

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, réclame lui aussi sa libération. « La condamnation d’Alexeï Navalny va à l’encontre des engagements internationaux de la Russie en matière d’État de droit et de libertés fondamentales. Je réclame sa libération immédiate », a-t-il affirmé dans un tweet.

Le Kremlin réclame le départ de diplomates européens

Face à tous ces appels, la Russie accuse les Occidentaux d’être « déconnectés de la réalité ». « Il n’y a aucune raison de s’ingérer dans les affaires d’un Etat souverain. Nous recommandons que chacun s’occupe de ses propres problèmes », a déclaré Maria Zakharova, la porte-parole de la diplomatie russe.

De plus, le Kremin est même allé jusqu’à réclamer le départ de diplomates européens du pays. La raison ? Il les accuse d’avoir participé à des manifestations en faveur de l’opposant russe. Face à une telle décision, plusieurs pays, dont la Pologne et la Suède, ont, eux aussi, expulsé ce lundi 8 février, des diplomates russes.

Il faut donc croire que la condamnation d’Alexei Navalny a provoqué une multitude de réactions à travers le monde. D’autant plus que désormais les relations entre Moscou et l’UE. Celle-ci pourrait même décider de nouvelles sanctions contre Moscou.

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